image

image

Traduire

16 mai 2014

L'arbre mort


Il avait poussé là, tout seul, un peu à l'écart... Sans doute une graine perdue par un oiseau ou un courant d'air... Et puis, il avait grandi librement à découvert en plein vent, en pleine nature. Il était devenu un bel arbre vigoureux, souple et solide. On le voyait de loin. Il était connu. C'était une sorte de repère pour le promeneur. Son couvert invitait au casse-croûte, au repos, à la contemplation...  Jusqu'à cette nuit horrible. L'orage avait été d'une violence inouïe, bousculant, balayant, abattant, nettoyant tout. Il avait pourtant vaillamment résisté. Ce n'était pas la première fois... Brutalement, sans prévenir, la foudre l'avait décapité. Le temps a passé. Maintenant, ce n'est plus qu'un squelette amputé qui attend le dernier coup de vent.

Aquarelle hors cadre environ 40 cm x 55 cm, papier Fabriano artistico, 300 g.

11 mai 2014

Grenade (2) Deux artistes


La cathédrale de Grenade, immense, massive, imposante trône au centre ville à côté de la grande artère : Gran Via de Colón. Elle fut construite entre 1524 et 1704, comporte 5 nefs avec transept et abrite de nombreuses oeuvres d'art. J'avais surpris ce très sympathique peintre, Antonio Rodrigues, qui fut agréablement étonné d'avoir été rapidement croqué devant son immense toile. "Sorprendido pintando por otro artiste" qu'on pourrait traduire par : "surpris en train de peindre par un autre artiste". 

A l'extérieur, un dédale de petites ruelles où il fait bon se perdre, aboutissant sur de nombreuses places et placettes. La Plaza Bib Rambla est l'une d'elles, très connue, très animée, entourée de restaurants, de terrasses avec des musiciens qui viennent, aux heures de pointe,  y exercer leur talent puis ramasser la monnaie. Nicolae, l'accordéoniste, est apparemment un habitué du lieu. Il a accepté de se faire croquer et a laissé une petite trace sur mon carnet.

5 mai 2014

Expo Daillecourt



J'ai été invité ces samedi et dimanche à une exposition locale de peintures et sculptures dans le charmant village haut-marnais de Daillecourt. Voici la petite aquarelle que j'ai faite en démo hier après-midi à partir d'une photo.

Dimensions hors cadre : 23 cm x 30,5 cm.
Papier : Canson Moulin du Roy, forme ronde, 100% coton, 300g.

3 mai 2014

Grenade (1)


"Grenade, on l'aime avant de la voir et quand on la voit, on l'aime encore plus". Emeline Stuart-Wortley

Comment mieux présenter Grenade sinon par cette citation gravée parmi d'autres sur une sculpture moderne située sur le "Paseo del violón" dans la partie Est. Je reviens d'une escapade d'une semaine dans cette ville à dimensions humaines, à la sensualité à fleur de pavés qui semble faite pour séduire.

15 avril 2014

Brume forestière



Je participe chaque année en septembre à une exposition de peinture organisée par la commune de Circourt-sur-Mouzon (88) à quelques kilomètres de Neufchâteau. Cette année, le thème choisi par la majorité des participants est l'arbre dont il faut présenter au moins un tableau. J'ai décidé d'en faire une série. Voici le premier exemplaire.

Aquarelle environ 55 cm x 45 cm.
Papier : Moulin du coq, 320 g, grain fin.

10 avril 2014

Du côté de chez moi (5)


Je viens parfois pêcher par ici. Le coin est calme et facilement accessible.  Actuellement la Meuse est assez basse et le poisson boudeur. Alors comme le temps est au beau fixe et la nature renaissante, je suis venu cet après-midi croquer un petit bout du village.

5 avril 2014

Coin de ciel bleu


On fait parfois des rencontres inattendues.... Au cours des expos, quand je dispose d'une table, j'ai l'habitude de faire une petite aquarelle sous le regard parfois curieux de quelques intéressé(e)s. A Auberive, je savais que les visiteurs viendraient pour la chasse et le terroir, thèmes de la manifestation. J'avais néanmoins apporté la photo d'un paysage prise l'an dernier du côté du Pouzin en Ardèche dans l'intention de la transposer. Un jeune d'environ dix sept ans, fils d'un exposant d'armes, intéressé par les techniques de l'aquarelle est venu me tenir compagnie et a suivi la progression du début à son aboutissement. Nous avons discuté et il s'est dit étonné par le travail des pigments sur le papier et a été sensible à la magie de l'aquarelle. Un coin de ciel bleu dans une journée relativement maussade. Peut-être qu'un jour.... Quizas, quizas.

1 avril 2014

Auberive






L'abbaye cistercienne d'Auberive, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Langres, reçoit chaque année au printemps une exposition consacrée à la chasse et un grand marché du terroir et quelques peintres et photographes. J'ai pu y exposer quelques aquarelles samedi et dimanche derniers.
Dans la longue histoire de cette abbaye, il faut signaler qu'elle fut, dans la seconde moitié du XIXème siècle une prison pour femmes. Louise Michel, surnommée la Vierge Rouge, une Haut-Marnaise native de Vroncourt-la-Côte y séjourna pendant 20 mois entre 1871 et 1873 avant d'être déportée durant 7 années en Nouvelle Calédonie.

28 mars 2014

La Basilique du Bois Chenu


Commencée en 1881 et terminée en 1926, la basilique a été construite au-dessus de Domrémy sur les lieux où Jeanne aurait entendu ses voix. Je l'aime bien dans son cadre champêtre, retirée et un peu isolée. On la voit de loin. Toute l'année, des visiteurs et touristes viennent s'y arrêter un moment. De près, son style néoroman me gêne un peu. J'aurais préféré un peu moins de tape à l'oeil, un peu plus de simplicité... Affaire de goût.

24 mars 2014

Rideau d'arbres



Encore un croquis minimaliste d'un rideau d'arbres sur une petite ligne de crête avant de descendre de l'autre côté sur Sartes dans la vallée du Mouzon. La région où j'habite est traversée par plusieurs lignes de vallées et donc de rivières qui viennent converger et grossir la Meuse dans les environs de Neufchâteau.

19 mars 2014

Fruitiers en goguette


J'avais déjà remarqué depuis quelque temps une bande de fruitiers se détachant sur un horizon nu depuis cet endroit de la route. Seulement, le manque de place et le danger empêchent le stationnement. Ce jour-là, le soleil brillait,  la porte du parc était ouverte, le terrain plat, sec et dur... Espérons que le temps ne fera pas de caprices ni de colères, qu'il restera clément. Trop de bonnes choses sont en devenir.

16 mars 2014

Affouages



A l'heure où les poêles à bois deviennent des machines électroniques nourries avec des granulés comme des animaux élevés en batteries, subsiste une activité ancestrale, un des derniers droits d'usage : les affouages (< latin ad focum = pour le feu) qui consiste à effectuer un prélèvement réglementé d'arbres dans la forêt, les couper, les façonner, les empiler, ramener le produit à la maison, empiler, couper, fendre, empiler pour le chauffage domestique. Ici, un propriétaire  a sélectionné quelques arbres (frênes, aulnes, saules...) qui poussent  le long d'un ruisseau bordant son pré et empilé le bois obtenu. Les arbres qui restent  régulent en partie le débit de l'eau et assurent les niches écologiques nécessaires à l'équilibre naturel.

11 mars 2014

Clocher de Mastellina


Mastellina est un petit village italien dans une vallée des Dolomites au nord-ouest de Trento. J'avais été surpris par les églises flanquées d'un clocher en forme de tour médiévale de la région. Le temps avait beau être clair et assez ensoleillé, il a fallu deux séances pour réaliser le croquis car la température avoisinait péniblement les trois degrés. C'est d'ailleurs le seul que j'ose commettre ...

6 mars 2014

Un coude du Mouzon

Ça fait un moment que j'avais envie de croquer ce bout de rivière depuis le parking naturel qui se trouve juste là. Alors j'ai fini par m'arrêter... Il s'agit du Mouzon qui vient de recevoir quelques kilomètres plus haut l'Anger et qui va bientôt recevoir le Bany pour se joindre à la Meuse au niveau de Neufchâteau. Je me suis laissé dire que la portion est classée en première catégorie et qu'on peut donc y trouver des truites. Je pense que je vérifierai bientôt.

20 février 2014

Mon ciel



- Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages.

Fin du poème en prose "L'étranger", Charles Baudelaire in Le spleen de Paris.

    Alors voilà, je vais me laisser porter par un de ces nuages pour aller là-bas pendant quelques jours... Entrez quand vous voulez, c'est ouvert. Ne faites pas trop attention s'il y a un peu de désordre. Je déteste les maisons trop bien rangées. Elles me rappellent trop la clinique. Elles n'ont pas d'âme. Elle doit être quelque part tout en haut dans un placard, bien à sa place derrière quelques boîtes oubliées...

Portez-vous bien. Bis bald. Hasta pronto. A bientôt.

18 février 2014

Le château de Bourlémont


A quelques portées d'arbalète de la Basilique du Bois Chenu de Domrémy, au-dessus du village de Frébécourt près de Neufchâteau, se dresse le château de Bourlémont qui date du XIIIème siècle. Jeanne l'a donc connu et vu à peu près dans l'état où nous le voyons aujourd'hui et probablement sans la forêt qui recouvre actuellement la colline. Ce château a toujours été entretenu et occupé et a miraculeusement échappé aux aléas de l'Histoire. On ne peut le visiter mais il a fière allure et donne un petit cachet médiéval au paysage. Il me fait penser, toutes proportions gardées, à ces châteaux que l'on voit dans les reproductions des "Très riches heures du duc de Berry".

13 février 2014

Comme un ermite


Les voitures s'y croisent au ralenti tellement elle est étroite cette petite route dans la campagne. C'est une sorte d'ancien chemin goudronné, une espèce de raccourci à peine indiqué. Il faut connaître. On évite de l'emprunter la nuit et on ne s'y aventure pas en hiver par temps de neige ou de verglas. Mais quand il fait beau, à vélo ou à pied, c'est un régal ! Un vieux hangar ouvert, remise et abri pour les bêtes est planté là au bord, un peu en contrebas. Je l'ai toujours connu ainsi. Il semble immuable et résiste stoïquement, malgré son toit cintré et moussu aux agressions des saisons. Les poutres sont saines et solides. On n'a pas lésiné sur les matériaux. Il est là comme un ermite, un peu à l'écart du monde et de ses vicissitudes. Il me fait toujours cette même impression quand, par hasard ou volontairement je passe par là.

9 février 2014

L'arbre isolé



Dans les pâtures, on voit souvent un arbre isolé avec un large houppier. Parfois il y en a deux et même trois réunis. Plus rarement un conifère comme sur le croquis. Leur présence n'est pas le fruit du hasard. Elle est voulue. Les vaches viennent s'y mettre à l'abri ou à l'ombre pour ruminer en paix pendant les chaleurs estivales. Outre leur utilité pratique, leur nombre peut éventuellement servir d'indicateur de l'importance du troupeau comme l'était jadis le volume des tas de fumier devant la maison et qui, par voie de conséquence, donnait une idée du patrimoine du propriétaire.

6 février 2014

Trois fois rien


La petite voix, vous connaissez ? Celle qui vient parfois se mettre en travers de votre chemin, celle qui joue au grain de riz dans la chaussure, celle qui vient vous seriner et qui arrive même à vous mettre les nerfs en pelote. Ecoutez ça : je revenais de Domrémy, il était environ 14 heures et je voulais m'arrêter dans ma supérette préférée pour quelques achats. Seulement elle n'ouvre qu'à 14 heures 30. Que faire ? Rentrer chez moi pour repartir peu après ou m'arrêter et croquer quelque chose en attendant ? J'opte pour la seconde solution et voilà la petite voix ;
- Mais tu sais bien qu'il n'y a rien à dessiner ici ! D'ailleurs chaque fois que tu prends cette route, tu ne trouves rien d'intéressant !
Je prends la première petite route à gauche. Un panneau indique : "route barrée à 300 mètres"
- Tu vois bien, tu vas être obligé de faire demi-tour !
Je m'arrête dans le premier chemin creux et coupe le moteur.
- Mais qu'est-ce que tu vas dessiner ? Il n'y a rien, rien, trois fois rien ici !
Et là, j'appelle Raymond Devos à mon secours : - Rien c'est rien ; deux fois rien ce n'est pas grand chose ; mais trois fois rien, c'est déjà quelque chose ! Et pour enfin lui clouer le bec j'enchaîne avec Pierre Desprosges :  -    ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa g... !
Alors voilà, c'est tout juste sec et ça sort du néant.

3 février 2014

La Porte de France


J'ai eu envie de me promener du côté de La Mothe, un site historique. Je vous la fais courte : c'est une butte témoin, résultat de l'érosion d'un massif plus important datant du Jurassique il y a environ 150 millions d'années. Dans la seconde partie du XIIIème siècle, une ville lorraine y fut construite. La Lorraine avait conclu un traité de neutralité avec la France et l'Allemagne. En 1546, Chrétienne de Danemark, régente de Lorraine et nièce de l'empereur Charles-Quint décida de fortifier la ville d'où des tensions avec la France qui la considéra comme une épine dans le royaume. Résultat, un premier siège en 1634, un second en 1642 freiné par la mort de Richelieu. Ce fut Mazarin qui en vint finalement à bout en 1645. La ville fut rasée, les pierres réutilisées pour (re)construire des villages alentour. Aujourd'hui, la forêt a repris ses droits, quelques pierres et éboulis sont les seuls témoins des édifices qui se dressaient là et que des panneaux essaient d'identifier et qui laissent libre cours à l'imagination.