La nuit du 30 avril au 1er mai est parfois appelée "la nuit des sorcières". Il y a encore quelques années, des objets des particuliers s'envolaient pour se rassembler en vrac sur la place publique ou ailleurs. C'était parfois aussi l'occasion de régler avec humour certains comptes, certaines fâcheries de l'année. A cette occasion, les garçons coupaient des jeunes charmes appelés des "mai" (avec l'autorisation du maire) pour les placer contre les maisons où dormaient des filles à marier. Ces dernières y étaient très sensibles et redoutaient un "oubli" ou une épine (un épineux).
Aujourd'hui, on ne décroche pratiquement plus les volets et les nains de jardins ne voyagent plus. Quelques bris, quelques excès, quelques grincheux, quelques plaintes à la gendarmerie, le changement des mentalités ont eu raison de cette coutume qui persiste ou resurgit encore çà et là. Les gars se contentent alors le plus souvent de poser un "mai" contre une façade que la fille laissera parfois plusieurs semaines. C'est aussi un marqueur de la bonne entente d'une génération de jeunes.