Au début, peut-être sous la Révolution, il y avait une graine apportée par le vent ou perdue par un oiseau et qui a germé pour donner un magnifique arbre en bordure de Meuse. Devenu plus que centenaire, il a fallu le couper et son bois a servi à fabriquer des meubles ou des manches d'outils.
De la souche sont nés trois rejetons qui ont échappé à la dent des ruminants pour devenir trois beaux gaillards prometteurs. Mais la maladie, sans doute celle des frênes, les a fauchés et les voilà dénudés, sans feuilles, squelettiques comme surpris, tendant désespérément leurs bras à la torpeur de l'été. Bientôt une tronçonneuse entrera en action et ils termineront en bois de chauffage ou en pellets.
