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9 juillet 2019

Neuvy deux clochers

J'avais l'intention d'envoyer cette page la semaine prochaine mais j'ai été pris de court...

Quelques explications : l'Association de la Tour de Vesvre, commune de Neuvy les deux clochers a eu la gentillesse de m'inviter durant le mois de juillet pour exposer mes aquarelles dans ladite tour.

Sirius (voir le blog de sirius) par qui tout a commencé a pris des photos qu'il fait paraître actuellement sur son blog que je vous invite à regarder.


Neuvy est un charmant village dans le Haut Berry dont la première attestation remonte au XII ème siècle : Novo vicus = nouveau village. Personne n'a pu me donner une explication au sujet des deux clochers alors qu'actuellement il n'y en a qu'un.

8 juillet 2019

Impressions du Japon

Pays étonnant à bien des égards : 120 millions d'habitants occupent environ 16 % d'un territoire qui représente les 2/3 de la France. Le reste est constitué de montagnes recouvertes de forêts denses, sauvages quasi impénétrables. Les villes sont titanesques, en perpétuel mouvement et d'une propreté qui laisse rêveur. Tout est pensé pour rentabiliser et sécuriser au maximum le flux constant des gens.

Certaines consignes me resteront à jamais incompréhensibles :



Je prendrai pour exemple le Musée National de Tokyo où j'avais commencé à croquer une tête de statue sous verre lorsqu'une gardienne m'a aimablement prié de ranger mes aquarelles, mon pinceau et mon crayon pour m'en donner un autre plus "officiel" avec lequel il m'était permis de dessiner ...

Malgré la densité effrayante, il existe des havres de paix...





Ainsi ce jardin en pleine ville où j'ai pu tranquillement dessiner des hérons placides et écrire mon courrier en profitant de la seule journée de liberté. Car au Japon, tout semble minuté et le temps compté...




D'où ce mont Fuji bâclé..











et ces quelques croquis plutôt "volés" car crayonnés dans la hâte et parfois terminés le soir à l'hôtel d'après quelques notes.

Sans doute existe-t-il d'autres moyens plus lents pour découvrir ce pays attachant à bien des points de vue mais la barrière de la langue et le coût élevé de la vie et, c'est bien connu (le temps c'est de l'argent), représentent un frein sérieux.




4 juin 2019

Amène-toi chez nous



Si vous ne le connaissez pas encore, je voudrais vous présenter ici Fred Pellerin, un jeune conteur-chanteur québécois. Il interprète ici superbement une chanson que j'ai découverte en fouinant sur le net et que j'aimerais partager avec vous. Vous trouverez de nombreuses "capsules" de cet artiste sur Youtube. Il est simple, parfois même un peu pataud, intelligent, drôle, humain. Il parle avec son coeur et crée un univers surréaliste et magique. Avec lui, je pense que la suite des Vigneault, Leclerc et de bien d'autres est assurée.





J'ai fait cette aquarelle à partir d'une photo de la vidéo. J'en ai repéré deux ou trois autres pour les jours de gris et de pluie. Au risque de me répéter, j'aime ces milieux humides et un peu marécageux. La vie est là, invisible mais bien réelle, à fleur d'eau.

31 mai 2019

Flashmob (2)

Voici la seconde partie du flashmob du 19 avril dernier.






Dans ces pays d'Amérique latine, la musique est une seconde nature.

Elle est omniprésente. On l'écoute religieusement, on la danse, on la joue.

Et quand on est tout petit, on a déjà une petite guitare que l'on agite et que l'on montre en attendant de  savoir la faire chanter.

Et quand on est encore plus petit, on a ses doigts qui se posent sur un instrument imaginaire qui fait de la musique. C'est magique !

25 mai 2019

Quelques croquis

Quelques croquis glanés au cours d'un petit séjour dans le Lot et environs.


Le bourg de Saint Cirq Lapopie, un des sites majeurs de la vallée du Lot, surplombe la rive gauche de la rivière. Ce jour-là, un groupe d'aquarellistes japonais s'était éparpillé sur le lieu. Chacun croquait ou dessinait ce qui l'inspirait et Kyoko Adachi fut bien étonnée lorsque je lui demandai d'annoter sa silhouette. 


A Sarlat, ce ne fut pas la splendide architecture ni le marché qui m'attirèrent mais les sons magiques d'un violoncelliste sur une petite place à l'écart.


La Roque Gageac, en Périgord Noir est un village tout en longueur perché à mi-falaise au-dessus de la Dordogne. Il est interdit d'y accéder en voiture particulière.

25 avril 2019

Piquant




Dernièrement, une main amie m'a posté la copie d'une gravure datant probablement du XVIII ème siècle, voir du XVII ème représentant une agave dont le pied avait été curieusement taillé et sculpté en forme de vase, me suggérant la possibilité d'en tirer une aquarelle.

Linnée n'était pas encore passé par là et n'avait pas étiqueté la plante qui était alors enregistrée sous le doux nom de :"Aloe americana ex vera cruce foliis angustioribus minus glaucis". Rien que ça !

Après quelques recherches, il s'avère qu'elle s'appelle aujourd'hui : "Agave americana mediopicta" (agave américaine blanche au milieu). En fait de "blanc", il s'agit plutôt d'un jaune citron.

J'avoue que ces redoutables agaves m'inspirent toujours un sentiment qui s'apparente à du respect.

Alors voilà ce que j'ai renvoyé et pour ce faire, je me suis inspiré de la gravure d'une part et des couleurs trouvées sur internet d'autre part en replaçant la plante dans le sol.

19 avril 2019

Flashmob (1)

Flashmob ou mobilisation éclair. Il s'agit d'un regroupement généralement planifié de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d'avance avant de se disperser.


En fouinant un peu sur Youtube, j'ai trouvé ceci : un samedi, plusieurs élèves de différentes générations se sont réunis autour de leur professeur de musique dans un parc de Mexico pour lui faire l'hommage d'un morceau de musique. La magie opère instantanément, l'événement crée un petit attroupement. Les gens s'arrêtent curieux, interrogatifs. Puis on les voit se détendre, sourire, certains esquissent quelques pas de danse. Ils s'oublient un peu,  deviennent beaux. 

Alors le quotidien s'arrête un moment, le temps semble suspendu, les normes sont un peu bousculées. Pour quelques instants, le rêve devient réalité.

Si la magie de l'instant vous intéresse, voyez sur youtube : Fandango en Rio de Janeiro con Hector Sanchez.

4 avril 2019

21 mars 2019

L'homme à la casquette



Il y a des gens qui attirent l'attention, parfois la retiennent. C'est une attitude, une manière de se comporter, de bouger, de s'habiller, une dégaine un peu particulière... On éprouve immédiatement à leur encontre un sentiment qui s'apparente à de la sympathie. On a envie d'aborder, d'échanger quelques paroles, de fixer le moment pour emmener un bout d'eux avec soi.

J'ai trouvé ce monsieur par hasard sur youtube. Il promène sa solitude et son ennui à travers les rues de la Nouvelle Orléans. Qui est-il ? Quelles furent ou sont ses activités ? Comment et où vit-il ?... Et immédiatement un champ de possibles s'offre à l'imagination.

15 mars 2019

Sympathie




Je trouve sympathiques ceux qui ne se posent pas trop de questions, qui ne se noient pas dans un verre d'eau et qui sont capables de faire sérieusement des choses sans se prendre au sérieux.




J'ignore son nom mais il a fait partie un moment d'un jazz-band Nouvelle Orléans, les Tuba Skinny, des musiciens de rues de l'autre côté de l'Atlantique.

Il m'a donné l'impression qu'on venait de le tirer du lit : "Dépêche-toi, on t'attend, on va commencer !" Comme il avait dormi tout habillé, il a juste pris son banjo puis est venu s'asseoir et s'est mis à jouer avec le groupe puis a fait un solo parfait sans état d'âme, les yeux pleins de sommeil. Sympathique .

11 mars 2019

Courrier fleuri


La collection suit son chemin et s'étoffe petit à petit.





Une saponaire et un fusain venus d'Istamboul. Merci à celle que je ne connais pas et qui a bien voulu grâce à une tierce personne se charger de l'envoi.





Anciennement l'Île Bourbon et maintenant La Réunion, postées du Tampon.






Une petite pensée qui a sauvagement poussé devant ma porte et des ancolies qui se reproduisent sans vergogne ont eu droit à un voyage au Tyrol avant de retourner chez elles.

7 mars 2019

Stadl

Les paysages autrichiens sont parfois parsemés de petites cabanes en bois appelées "stadl".



Ce sont des remises. Selon leur taille, on peut y trouver une machine agricole, du foin .... Dans les plus petites, on suspend des piquets épointés d'environ deux mètres de long percés de trois traverses. Plantés dans le sol, ils servent à recevoir des meules de foin au moment de la fenaison. Le temps de faire sécher correctement l'herbe avant de la rentrer à l'abri. Cette pratique ancestrale est en voie de disparition, modernité oblige. Avec l'objet, disparaît également le nom qui le désigne. Les personnes que j'ai interrogées l'ignoraient : " Il faudrait interroger un paysan" m'a-t-on répondu.

 Trouvé sur une porte de grange cette affiche : "Il n'y a pas d'homme (de maître) si haut (placé soit-il) sur terre (dans la contrée) qui ne vit de l'état (du travail) du paysan."



6 février 2019

Margot



J'lui ai dit de la Madone
Tu es le portrait
  Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai


Tonton Georges, déjà de son vivant, y en avait qui le critiquaient parce qu'il prononçait des "gros mots" ; certains même le disaient "mysogine".

Qu'en serait-il aujourd'hui avec cette bien-pensance intrusive et inquisitoriale venue tout droit d'Outre - Atlantique via l'Angleterre et qui par métastases essaie de s'insinuer dans le pays pour nous distiller un prêt-à-penser aussi insipide que pudibond. BEURK !!

31 janvier 2019

Porteuse de fagot



En automne dernier, j'avais déniché dans un magasin de déstockage un livret intitulé : Paysans, paysannes. Vie et moeurs campagnardes. (Editions l'Amateur). Il contient des photos sépia prises à la fin du XIX ème siècle, tirages sur papier albuminé. L'éditrice a eu la bonne idée d'y adjoindre des notes extraites des carnets de Jules Renard qu'elle a délibérément essayé de mettre en rapport. L'ensemble très intéressant donne un aperçu des conditions de travail et de la précarité d'une époque qui semble lointaine mais qu'ont sans doute connue mes arrières grands-parents.

"6 mai 1905 : Ragotte. Il lui suffit de porter un fagot pour avoir l'air d'une forêt qui marche.

23 août 1905 : Ragotte ne sait pas laver dans un baquet. Elle fait un voyage pour laver un torchon à la rivière dans l'eau qui court.

     Aller à la messe et laver à la rivière, deux vieilles habitudes sacrées.

     Leur fille est morte dimanche et a été enterrée mardi. Lui, toute la journée du lundi, il a battu le fléau. Elle, elle n'a pas l'air d'une femme qui a perdu sa fille : elle a l'air d'une femme qui, deux fois par jour, matin et soir, a ses quatre vaches à tirer."


26 janvier 2019

Tailleur de pierre



C'est probablement avec l'autre, le plus vieux métier du monde. Dès le paléolithique inférieur, il y a environ deux millions d'années, Homo erectus savait déjà façonner des pierres pour répondre à ses besoins.

Les plus beaux monuments sont passés par ses mains. Et ça commence humblement, comme pour une prière, à genoux sur une pierre qui est là depuis toujours. Quelle sera sa destination, sa place exacte ? Curieux et patient tête à tête entre l'esprit d'un homme fragile, de passage et la matière inerte, froide et pérenne qui finit cependant par se laisser modeler.

Le Grand Homme 

Chez un tailleur de pierre 
où je l'ai rencontré 
il faisait prendre ses mesures 
pour la postérité.

 Jacques Prévert.

14 janvier 2019

C'était avant


Avant l'apparition de la tronçonneuse on se servait de la hache et du passe-partout, une grande scie qui se maniait à deux pour couper les arbres. Avec la hache, on pratiquait une grande incision en V au pied de l'arbre, du côté où il allait tomber puis avec le passe-partout, on sciait l'autre partie en coupant l'arbre de l'autre côté, un peu en biais jusqu'à ce qu'il tombe. Aujourd'hui, si l'outil a changé, les risques sont les mêmes.

On coupe généralement les arbres à la fin de l'automne et en hiver, quand la sève ne circule plus et que l'arbre est au repos. Cela concerne moins les résineux  comme c'est le cas ici.

8 janvier 2019

Les soyots



Le latin "secare" = couper a produit le verbe "scier". On retrouve cette racine dans le patois vosgien : "soyer" = scier, une "soye" est une scie et une "soyotte" une petite scie. Puis le sens s'est un peu étendu : le "soyage" désignait la moisson à la faucille et les faucheurs étaient des "soyots".

L'activité était pénible car elle sollicitait beaucoup les bras, les épaules et les reins. Je me souviens, quand j'étais gamin avoir admiré les anciens couper l'herbe (surtout pour les lapins) avec une régularité d'horloge franc-comtoise. J'entends encore ce bruit caractéristique de la lame qui attaquait la base des tiges qui se couchaient docilement. De temps en temps, ils s'arrêtaient, sortaient une pierre à aiguiser d'une corne qu'ils portaient à la ceinture au niveau des fesses et donnaient quelques coups bien ajustés sur la lame bleutée, coupante comme un rasoir. Bien évidemment, interdiction absolue de jouer dans un périmètre rapproché !! Ce qui me paraissait incroyable, c'était leur patience d'horloger et leurs gestes doux, prudents, respectueux quand ils battaient la lame sur une petite enclume pour la redresser, en touchaient prudemment le fil, le regardaient gravement  alors qu'une taupinière, une branche, un caillou heurtés inopinément pouvaient les mettre hors d'eux. J'apprenais alors avidement des gros mots que je ne comprenais pas toujours mais dont je me délectais.

22 décembre 2018

La brodeuse



Activités essentiellement féminines, la broderie comme la dentelle n'ont jamais cessé de m'étonner et me surprendre par la variété et la finesse des motifs, le savoir-faire des doigts agiles, la patience insensée nécessaire à la confection  des ouvrages . Ça a l'air fragile mais ça peut tenir longtemps, des siècles si on en prend soin.

Je trouve admirable qu'à l'époque du tout jetable où des robots sont capables de répéter à l'infini les gestes les plus compliqués et fabriquer des motifs à la chaîne, il existe toujours des personnes qui le font à l'ancienne en prenant le temps qu'il faut. Il paraît même qu'il existe un nouvel engouement pour ces activités. Phénomène de mode, donc passager ou changement durable ?

Un jour, il y a longtemps, j'ai rencontré un type qui pêchait au bord de la Meuse tout en faisant du crochet... Il m'a dit qu'il conjuguait ainsi deux passions. 

17 décembre 2018

L'heure du berger



Qui est-il ? A quoi pense-t-il ? Quelle lecture fait-il de son environnement ? De son présent ?...

Là-bas, un vol d'oiseaux. Que se passe-t-il ? Viennent-ils s'abattre dans le fourré ou le quittent-ils brusquement ?...

Ne pas tout dire, ne pas tout montrer, suggérer et laisser à l'autre la liberté de terminer...

Ji-Young Demol Park, une merveilleuse artiste d'origine sud-coréenne, ne dit rien d'autre en admirant le Cervin légèrement voilé : "Y s'cache... C'est mieux... Mille fois mieux..."

7 décembre 2018

Notes salées


Les Bretons me pardonneront, j'espère, mais dans l'inconscient collectif, leur région est très souvent associée à un ciel gris-bleu, au vent et à la pluie. Et ce matin, le ciel est gris sale, il vente, il pleut. Sur la table, une revue de voyages propose 6 jours en Bretagne pour 810 euros. L'invitation au voyage est à l'origine d'un exercice de gammes matinales. Mes notes seront légèrement salées et ... celtiques.