Aquarelles, croquis aquarellés ou crayonnés ou coloriés ou encrés ou... de fragments de nature, tranches de vie, petits bouts d'endroits.
26 mai 2023
Aquarelle "spontanée"
8 avril 2023
Le même
Extraits des carnets de Jules Renard :
5 mai 1901 La nuit, Philippe se lève parfois et se met à la fenêtre, mais ce n'est pas pour regarder les étoiles : c'est parce qu'il a mal aux dents.
30 mai 1901 Ils font des murs énormes pour une petite cour grande comme un mouchoir.
- Pourquoi des murs si larges ?
- Pour mettre des pots de fleurs.
Ils n'en mettent jamais.
27 janvier 1902 Le rêve de Philippe, c'était d'avoir un grand tablier bleu de jardinier avec une poche pour le sécateur. De cette manière, il ne se briserait plus ses culottes en s'agenouillant. Qui pouvait le deviner ?
12 août 1902 Je dis à Philippe:
- Qu'est-ce qu'il y a donc sous cette cloche ?
- Rien.
- Qu'est-ce qu'elle fait donc dans le jardin ?
- Ma foi, dit Philippe, elle voudrait bien être montée au grenier.
- Elle n'y montera pas toute seule.
- Je le sais bien dit Philippe.
La cloche reste où elle est.
16 août 1902 Il leur paraît si naturel que la vieillesse soit misérable que, le mendiant, ils l'appellent "un vieux".
20 août 1902 Philippe. Le soupirail de sa culotte reste toujours ouvert.
29 mars 1904 Ils ne savent pas empêcher une cheminée de fumer : ils aiment mieux s'endormir la fenêtre ouverte, en plein mois de décembre.
6 avril 2023
Essai
15 mars 2023
Routine
19 février 2023
Générosité sylvestre
5 février 2023
Vingt fois...
27 janvier 2023
Etang du Stock
Joseph Mégly en fait partie. C'était un peintre du "Bitcherland" (pays de Bitche), région qui m'est chère, en Moselle. Avec la collaboration d'André Jeanmaire est paru l'ouvrage intitulé "Images de Lorraine mosellane", éditions Pierron, Sarreguemines, 1982.
J'aime la légèreté de ses aquarelles souvent bien aérées et il m'arrive de m'en inspirer. Ici, deux vues assez libres de l'étang du Stock près de Rhodes.
13 janvier 2023
Goupil
9 janvier 2023
Neige
Quand il neige à plein temps,
c'est comme du silence qui tombe.
(Félix Leclerc)
Les mots qu'on n'a pas dits
sont comme les fleurs du silence,
le silence de la neige
la neige des mots.
(Proverbe japonais)
Quand fond la neige,
où va le blanc ?
(attribué à Shakespeare)
Les paroles d'honneur
c'est comme la neige,
ça fond devant le soleil.
(Eugène Labiche)
Pie dans la ferme,
neige à court terme.
(Proverbe français)
29 décembre 2022
Balada triste de trompeta
20 décembre 2022
Qui s'y frotte...
9 décembre 2022
Silence
19 novembre 2022
Le temps au temps
Plus de six mois sans avoir alimenté le blog, sans avoir commis la moindre aquarelle. Une panne, pas d'inspiration, pas envie... Il faut parfois laisser le temps au temps
Et puis de vagues projets qui se dessinent timidement et prennent forme dans le flou des semaines mais pas de déclic.
Et puis voilà, je recroise Fred Pellerin sur le net, Saint Elie de Caxton, le Québec, le Canada.... Je commencerai par peindre le froid, le gel, l'hiver, ses solitudes, ses silences, la vie omniprésente mais cachée, furtive et superbe.
1 mai 2022
Enveloppes voyageuses
Malgré la pandémie et la diminution des voyages, voici quelques enveloppes végétales venues d'ailleurs.
Un iris et une branche de groseiller (qui a connu un peu d'humidité) envoyés du Cap Vert, pays que j'aimerais visiter et d'où était originaire Césaria Evora.
J'avais définitivement fait une croix sur ces feuilles de roncier car cela faisait plus d'un an que je n'avais rien eu et tout paisiblement, un peu comme un chien qui revient à sa niche après une fugue, les voilà qui resurgissent (un peu fripées) du fond du Massachussets au nord est des Etats-Unis. Où ont-elles séjourné pendant tout ce temps ? Qu'ont-elles vécu ?
Et puis celle-ci envoyée d'Antsirabe à l'est de Madagascar avec de beaux timbres et des tampons bien nets.
3 avril 2022
Chaton
Ça pèse quelques centaines de grammes et ça vous prend tout entier !!
Qui peut rester de marbre face à une boule de poils et ses espiègleries ?
Je l'ai trouvée quelque part sur internet... Pas pu résister ...
Alors voilà. Cadeau.
22 mars 2022
A la manière de (2)
Andrew Broussard est un aquarelliste, américain je pense et que je viens de découvrir sur You Tube. Il peint à la manière de Ron Ranson, sans doute le premier à avoir utilisé des pinceaux larges avec des poils de chèvre appelés "hake brush" ou "brosse à merlu" qui permettent des fondus doux avec la technique "mouillé sur mouillé", c'est à dire un pinceau chargé en eau et pigments sur un papier mouillé à coeur, technique que j'aime beaucoup car elle permet des arrière-plans flous et un peu mystérieux.
25 février 2022
Le Kid
Le nom de Jackie Coogan ne vous dira probablement rien. Pourtant, il fut en 1921, à 7 ans, le gamin le plus célèbre et le plus riche d'Amérique grâce à son rôle dans le film "The Kid", comédie dramatique muette américaine, écrite, produite et réalisée par Charlie Chaplin.
18 février 2022
A la manière de...
L'aquarelliste anglais Steve Mitchell utilise souvent la technique de "l'aquarelle spontanée" dans ses compositions.
Cela consiste à mouiller copieusement et complètement ou partiellement son papier et à y laisser fuser des couleurs choisies et placées en fonction d'un thème qu'on s'est donné. Par exemple ici, j'avais dans l'idée : un bouquet d'arbres en arrière-plan, quelque chose à l'avant et un sentier...
Puis, à partir des taches un peu chaotiques du début, par retraits, rajouts, créations de formes négatives et en tenant compte du cycle de l'eau (= différents stades de séchage), j'essaie de tirer profit de ce qui se passe sur le papier pour que le projet initial prenne forme.
Cette méthode qui laisse la porte ouverte à tous les possibles est adulée par certains aquarellistes et crainte, voire détestée par d'autres.
Moi, je l'adore car la pratique de l'aquarelle devient alors un véritable jeu. Et, le croirez-vous ? le plus difficile est de savoir s'arrêter.
2 février 2022
Chips chips Da didou didou tchiboum tchiboum boum
Quand le chic et le charme sont réunis... J'aime sa voix chaude, éraillée, enfumée, tendre et enjouée.
Un grand artiste.
Je vous souhaite une belle journée.
19 janvier 2022
Pages de carnet
Il me semble que c'est Paul Cézanne qui aurait répondu à un peintre débutant qui lui demandait comment trouver un sujet, de peindre son tuyau de poêle. La réponse peu sembler cinglante, voire méchante ou condescendante. Je pense plutôt que l'artiste a fait savoir d'une manière certes bourrue que chaque objet possède une espèce de beauté intrinsèque qu'il faut essayer de rendre et que le problème n'est pas le modèle mais sa représentation. C'est une question de regard. Un maître de stage parlait de transcendance et le lien avec la "rose" de Saint Exupéry arrive tout seul : "C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante".
Fort de ces doctes conseils, j'ouvre désormais mon carnet pour consacrer quelques minutes aux sujets les plus ordinaires, même pas dessinables, à la banalité la plus grise, à la platitude la plus navrante, à l'invisible quelconque... et il s'en dégage parfois une espèce de poésie.
Alors voilà comment on peut surprendre un couple d'amoureux qui a arrêté sa balade en bordure de Meuse pour se faire des bisous.
Et puis là, un lieu-dit "La fosse aux cloches" sous le givre. La Meuse y fait une boucle avec des trous d'eau. On y aurait jeté des cloches lors d'une période trouble de l'histoire pour qu'elles ne servent pas à faire des canons. En fait, personne ne sait expliquer ce toponyme. Ce qui est certain et attesté, c'est qu'il existait une fonderie sous la Révolution et toujours présente en 1836 deux kilomètres en aval.
Et enfin ces deux poteaux de clôture bien empêtrés dans des restes de fils de fer, souvenirs d'une époque pas si lointaine où ils délimitaient un espace destiné à faire paître des bestiaux.