A la sortie de Harréville, au pied du petit massif boisé qui sépare la vallée de la Meuse de celle du Mouzon, un peu à l'écart de la route, une croix commémorative d'un accident. L'expression sibylline : "frappé d'un coup mortel" peut suggérer une agression.
Dans son ouvrage composé au milieu du siècle dernier et consacré au village p. 215 : Poussières du passé. Harréville-les-Chanteurs, l'auteur Camille Lomon signale cette croix mais se trompe dans l'intitulé du prénom. D'après lui "Alexandre" (alias J BTE) Michaux, entrepreneur de travaux publics à Sartes -(Village vosgien dans la vallée du Mouzon à une poignée de kilomètres de Harréville à vol d'oiseau)- se fractura la colonne vertébrale en tombant d'un chariot transportant des arbres et mourut le 3 mars 1850, 2 jours après l'accident.
Quelques clics dans le registre d'Etat Civil des archives départementales d'Epinal permettent de retrouver l'acte de décès : [...L'an mil huit cent cinquante, le trois mars, à onze heures du matin.... lesquels nous ont déclaré par aujourd'hui, trois mars, à deux heures du matin, Jean-Baptiste Michaux, âgé de quarante cinq ans, entrepreneur en bâtiments [...] domicilié à Sartes... est décédé dans son domicile en cette commune... ]
Aucune indication sur la date (20 février ou 1er mars ??) et la cause réelle du décès (probablement un accident).