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10 février 2021

Art sylvestre

 


S'agit-il d'un reste de la tempête de 1999 ? Je pencherais plutôt pour la fulgurance d'un éclair qui a pulvérisé cet arbre il y a des années.

La violence du choc a laissé un tronc éclaté que j'assimilerais volontiers à une sculpture contemporaine métallique en bonne place dans un espace public.

Ça aurait quand même plus d'allure qu'un gros canard gonflable !

3 février 2021

Cucugnan

 D'après une photo de Christian Séguié, menuisier ébéniste à Montner, blog "Autour de" avec son aimable autorisation.



On connaît Cucugnan et son curé par la nouvelle d'Alphonse Daudet. Vieux souvenirs...
Mais connaît-on le moulin de Cucugnan qui a renoué avec la tradition de la farine et du pain d'avant ?

23 janvier 2021

Une souche

 



Quoi de plus banal qu'une souche ? Il y en a dans toutes les forêts. 

Pourquoi parfois l'une d'elles arrête-t-elle votre balade ? Vous la regardez un moment, la magie du lieu  aidant, votre esprit se met à vagabonder. La neige assourdit le silence relatif de l'endroit. De l'arbre d'avant, il ne reste qu'une sorte de stèle, point final d'une histoire que la forêt grignote peu à peu, sans se presser, sans bruit. Et puis plus rien...

15 janvier 2021

Cascade forestière

 


Combien de chemins balisés ou non amènent au pied d'une cascade dans un sous-bois?

Avez-vous remarqué combien elles sont attirantes ? Que vient-on y chercher ? Fraîcheur et bruissements ? Solitude et murmure ? Effervescence du vivant ? Origine de la vie ? Méditation ?... 

Sans doute un peu de tout puisqu'on en revient presque toujours avec un sentiment d'apaisement.

9 janvier 2021

Rencontre sympathique

 Ce matin, le ciel était bleu cyan et il soufflait un petit vent froid sec. Un temps idéal pour une balade sur un chemin forestier. Sous le couvert des arbres, une surprise m'attendait.





Quelqu'un avait décoré un petit sapin avec de vraies boules de Noël, des guirlandes et autres décorations. Offrande et attention délicates à l'égard des promeneurs éventuels. Petite douceur qui montre l'existence de belles personnes dans un monde où la brutalité et la noirceur font trop souvent les unes des médias

4 janvier 2021

Brumes


 


Qu'elles soient vosgiennes ou d'ailleurs, les brumes semblent cacher des mystères qu'on a envie de percer. La nature pudique ne se montre qu'en partie et laisse à l'imagination le loisir de circuler librement dans les blancs.

En occident, on parle de gestion des blancs qui aèrent et rompent par leur rythme la monotonie et la lourdeur des effets de masses. 

Et puis, plus subtil,  il y a le point de vue de François Cheng pour qui le "Vide médian" est un principe actif au même titre que les deux autres qui sont Yin et Yang. 

27 décembre 2020

Bonne année

 


Dans les silences cotonneux de l'hiver, 
là où se cristallise demain,
loin des agitations bruiteuses et vaines
des fesses-boucs, touïte heure,
des idéologies passagères,
des dogmes hystériques, 
de l'intolérance,
des parasites de toutes sortes,

je vous souhaite une douce fin d'année et une belle année à venir.

20 décembre 2020

Hiver

 



L'hiver, le froid, le silence du grand sommeil de la nature à peine perturbée par la présence espiègle d'un animal, comme pour montrer que la vie est toujours là.

11 décembre 2020

l'étrangère

 



... En ce temps-là, j'étais crédule

Um mot m'était promission

Et je prenais les campanules

Pour les fleurs de la passion...



A l'instar des "Correspondances" de Baudelaire, chaque fois que je vois des ancolies ou des campanules, je pense à ce poème d'Aragon si bien interprété par Yves Montand.

Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

29 novembre 2020

19 novembre 2020

Le saule

 J'ai toujours aimé les saules.



"Partout où le sol est bien abreuvé d'eau douce, les saules ont tôt fait de prendre place et de prospérer" écrit Pierre Lieutaghi*.

Jadis courtisé par la médecine, les vanniers, les boulangers et fabricants de boîtes de fromage et de petite menuiserie, le saule semble aujourd'hui bien seul et abandonné. Ceux que je rencontre encore, finissent de mourir exposés aux intempéries auxquelles ils essaient tant bien que mal de résister. Ce n'est plus une espèce rentable et elle est vouée à disparaître.

Pourtant cet arbre a fière allure le matin, au lever de la brume alors que tout frissonne alentour.

*Pierre Lieutaghi, Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux. Actes Sud, 2004.

11 novembre 2020

Chaos

 


Lors de ma petite échappée caussenarde, je me suis procuré "L'agenda 2021. Cévennes" illustré par de superbes photos de Thierry Vezon dont je me suis inspiré pour quelques aquarelles. 

Ces chaos rocheux ont une beauté sauvage fascinante. Et malgré les explications scientifiques des géologues sur la présence de ces blocs immenses, il me plaît d'imaginer un arrêt brutal d'activité de géants dans des temps lointains. Pour une raison inconnue, ils auraient quitté leur chantier en laissant les choses en l'état.

4 novembre 2020

Carnet du Causse (4)

 Pour survivre, l'homme s'est de tout temps adapté à son environnement. Sur le Causse, il n'y a guère de bois mais la pierre est omniprésente. Les constructions sont massives, lourdes et solides.


En visitant la ferme musée de Hyelzas, cette ancienne bâtisse rapidement croquée qui a peut-être servi de bergerie.



Toujours à Hyelzas, à côté de l'église, ce clocheton plus récent.



Et cette bergerie à Nivoliers.



Et puis la belle église de Hures  fraîchement rhabillée avec le toit du clocher recouvert d'ardoises matériau venu d'ailleurs.



Pour résister au vent, les cheminées sont solidement maçonnées avec de lourdes pierres.



Et puis les incontournables et majestueux vautours qui planent sans relâche à la recherche de quelque charogne ou carcasse de brebis. Ce sont les nettoyeurs naturels du Causse, réintroduits il y a quelques décennies.

Une belle région où la nature est souveraine. A visiter avec humilité et respect. 

29 octobre 2020

Circuits courts sur le Causse Méjean

 Avec la vague verte de l'écologie est apparu le concept de l'empreinte carbone d'un produit pour en (re)venir à l'idée que des biens produits et consommés sur place diminuent drastiquement ladite empreinte avec en corollaire une meilleure qualité car non bidouillée par l'industrie alimentaire.



Imaginez un terrain en friche sur une hauteur, des tas de cailloux et les ruines d'un ancien moulin à vent. Imaginez des gens motivés qui décident de le reconstruire et qui s'en donnent les moyens. Ils rassemblent les savoir-faire, viennent à bout des chicaneries administratives, obtiennent des subventions, contactent l'entreprise capable de monter l'ensemble, rencontrent l'adhésion des cultivateurs qui vont cultiver différentes sortes de blés et c'est ainsi que le Moulin de la Borie s'est remis à vivre... Et ça marche !!!

On y fait différentes farines que des gens viennent acheter sur place et des boulangers vendent des pains succulents. Une petite économie locale est ressortie de terre. Cela ressemble à un conte.

J'ai eu l'occasion de visiter ce moulin et ce qui m'a impressionné, c'est la patience et l'ingéniosité humaine accumulées au fil du temps pour venir à bout des multiples problèmes techniques et réussir avec des matériaux grossiers et des réglages d'horloger à obtenir cette merveilleuse poudre plus ou moins grisâtre appelée farine qui depuis la nuit des temps est à la base de l'alimentation humaine. Respect et chapeau bas.


23 octobre 2020

Carnet du Causse (2)

 Le fil conducteur de cette page sera un aperçu de quelques paysages du Causse Méjean.




Et tout d'abord ce taureau sombre dans son enclos à quelques kilomètres de Hures a Parade. Impressionnant, il n'a pas arrêté de me fixer pendant que je le dessinais avec une partie de son harem et sa descendance. Respect...

Respect que n'ont pas eu les quelques milliers de raveurs qui se sont assemblés cet été sur la propriété voisine et que soi-disant personne n'avait vu venir sur le Causse Méjean (quand même entouré  pour ne pas dire isolé par trois gorges profondes, et ce dans le Parc National des Cévennes !!!) Lieu où il est mal venu de laisser traîner un morceau de papier ou de plastique. Ces malpropres avaient abattu les piquets  de l'enclos et laissé trois containers de saloperies, sans compter le coût de la sécurisation... aux frais du contribuable évidemment.




Aspect sauvage et désertique du Causse tel qu'on peut en rencontrer sur des kilomètres.




Près du hameau de La Citerne, un bout d'aperçu sur les gorges de la Jonte.




Le chaos du vieux Nîmes ainsi nommé à cause de ces blocs ruiniformes spectaculaires comme au hameau de Gally





ou cette curieuse pierre appelée La Marmite près du hameau Le Veygalier que je me suis amusé à représenter des deux côtés.

16 octobre 2020

Carnet du Causse Méjean (1)

 Le latin "calx" a produit 'chaux', 'calcaire' 'Cauce' en occitan devenu 'Causse'.

"Méjean", 'Mèjio' en occitan, vient du latin "medius" = qui est au milieu.

Le Causse Méjean, est celui du milieu (entre le Sauveterre et le Noir). C'est le plus haut (entre 800 m et 1247 m d'altitude) et sa superficie approche les 340 km². Il compte 1,5 habitant au km², autant dire que la place n'y manque pas.

Je viens d'y passer une belle semaine avec l'idée de ramener quelques croquis aquarellés. Et pour commencer quelques croix nombreuses sur le Causse et belles de simplicité. Elles témoignent d'une ferveur catholique ancienne.



La croix de limite du hameau de Hures. J'ai bien aimé son aspect de guingois sans doute dû au vent et aux intempéries.




La croix du Buffre, le plus ancien calvaire du Causse.



Une croix de chemins près de Hielzas, elle aussi légèrement penchée.

3 octobre 2020

Voyage, voyage...


Tout en écrivant le texte ci-dessous, un air déjà ancien est venu me chatouiller les neurones. 
Souvenez-vous... (Désolé pour le clip)




La collection d'enveloppes progresse à tout petits pas, covid oblige.



 A l'Est de l'état de New-York, il y a celui du Massachussets. Cette enveloppe était partie là-bas à Westford en début d'année mais n'a pu être postée que le 24 août dernier pour arriver le 02 septembre.



Celle-ci a été postée le 22 janvier dernier à Graskop (en Afrique du sud, à l'ouest du parc Kruger, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Nelspruit) où elle a été oblitérée le lendemain. Puis elle a disparu des radars -(au point que je l'avais considérée comme perdue)- avant de reprendre son envol et arriver tout benoitement le 05 août à destination comme si de rien n'était !!


20 septembre 2020

Méandres de l'apprentissage

 


- Papa, pourquoi les mûres sont rouges et pas noires ?

- Parce qu'elles sont vertes !

Bon, il y a plus fin, je reconnais... Néanmoins,  je rends grâce à l'Almanach Vermot de m'avoir naguère ouvert les yeux sur les jeux de mots ou sur les dessous de certaines expressions si vous préférez. C'est en effet par ce mini dialogue que j'ai compris, alors que j'étais tout gamin, qu'on pouvait s'amuser avec des mots. Découverte fabuleuse que je n'ai pas fini d'étendre et d'explorer. Et le souvenir de cet instant resurgit à chaque fin d'été quand j'aperçois ces fruits le long des haies.



8 septembre 2020

Le village

Oui je sais, j'ai déjà commis une aquarelle semblable il y a peu. Mais quand on aime, on ne compte pas.



C'est le même chemin, 4 kilomètres plus loin. Il s'ouvre au nord sur le village qui a une superficie de 15,7 km² et compte un peu moins de 300 habitants, à peine 19 au km². Il est à l'image des autres, sans prétention particulière, avec ses soucis, ses problèmes, ses projets, ses rires et ses pleurs... La vie y est agréable et paisible pour qui aime la campagne et accepte ses contraintes car il semble bien que le paradis n'existe pas ici-bas.

3 septembre 2020

D'une ruine


Une balade sur les monts du Vivarais en Ardèche au pied d'une ruine médiévale : le château de Pierre Gourde construit au sommet d'un gros rocher. Son nom vient du latin : petra gorda que d'aucuns traduisent par pierre de gord à cause de la nature friable du rocher mais qui pourrait signifier "grosse pierre" (celle qu'on voit de loin). Le château fut abandonné au XVII ème siècle, après les guerres de religion et ses pierres taillées ont servi à d'autres constructions.
Seules restent les paysages qu'on voyait de là-haut et on imagine sans peine les rudes conditions auxquelles étaient soumis les gardes chargés de la surveillance des alentours : soleils écrasants, pluies battantes, vents froids, hivers glacés, des milieux souvent hostiles et parfois étonnamment beaux.