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4 mai 2015

St. Thiébault. Coutume des "mai".

La nuit du 30 avril au 1er mai est parfois appelée "la nuit des sorcières". Il y a encore quelques années, des objets des particuliers s'envolaient pour se rassembler en vrac sur la place publique ou ailleurs. C'était parfois aussi l'occasion de régler avec humour certains comptes, certaines fâcheries de l'année. A cette occasion, les garçons coupaient des jeunes charmes appelés des "mai" (avec l'autorisation du maire) pour les placer contre les maisons où dormaient des filles à marier. Ces dernières y étaient très sensibles et redoutaient un "oubli" ou une épine (un épineux).

Aujourd'hui, on ne décroche pratiquement plus les volets et les nains de jardins ne voyagent plus. Quelques bris, quelques excès, quelques grincheux, quelques plaintes à la gendarmerie, le changement des mentalités ont eu raison de cette coutume qui persiste ou resurgit encore çà et là. Les gars se contentent alors le plus souvent de poser un "mai" contre une façade que la fille laissera parfois plusieurs semaines. C'est aussi un marqueur de la bonne entente d'une génération de jeunes.

30 avril 2015

Circourt (1). Mouzon en automne



Cette année marquera le trentième anniversaire de l'exposition de peinture du foyer socio-culturel de  Circourt-sur-Mouzon. Elle a toujours lieu le deuxième week-end du mois de septembre. Le thème est "le village de Circourt et ses environs". Voici la première aquarelle d'une série de trois (ou plus ???) que j'ai l'intention de proposer. Elle représente une courbe du Mouzon en début d'automne.

Aquarelle hors cadre : environ 40 cm x 28 cm.
Papier Canson Montval 300g, grain fin.

25 avril 2015

St. Thiébault. Pétanque attitudes


Pétanque, du provençal "pèd - tanca" ou pieds plantés.



En face de la niche du saint, un terrain aménagé il y a plus de dix ans pour les petits d'une part avec balancelle, toboggan, circuit à bosses etc... et les grand d'autre part qui viennent s'adonner, quand le temps s'y prête, à la pétanque. Un espace surtout masculin fait pour la convivialité. Les gens se parlent, s'amusent, blaguent, échangent. Ils ont facilement et aimablement accepté que je les photographie. Et puis on a un peu discuté, ri.

Savez-vous comment on appelle un amas de boules autour du cochonnet ???

C'est un peu plus bas...


Les boulistes le savent sûrement....




Mais je ne suis pas bouliste.....




Alors, je ne le savais pas....





Du coup, ça m'a fait rire.





Réponse : un nid de boules. 

18 avril 2015

St. Thiébault


Saint Thiébault (250 habitants en 2012) est un village sur la D 74 séparé de Bourmont par un ancien pont  en pierres de taille au-dessus de la Meuse.

A l'une de ses extrémités, sur un petit parking, il y a la statue du saint dans sa niche protégée par des barreaux et toujours bien entretenue. Il tient dans sa main une bûche. C'est le patron des charbonniers parce qu'il s'était mis un moment à leur disposition pour subvenir à ses besoins. (Pour en savoir davantage sur le saint homme, taper st. Thibaut de Provins).

Du fait d'une couverture forestière importante et de la présence de minerai de fer en surface, la fabrication du charbon de bois était une activité pratiquée dans la région. Elle permettait de faire chauffer des fours pour l'extraction du métal.

15 avril 2015

Cognassier du Japon



Pourquoi chercher au loin ce qui est à portée de main ? J'étais chez des amis. Il y avait un magnifique cognassier du Japon en fleurs et aux feuilles naissantes dans le jardin. Le soleil était de la partie. Comme l'hôtesse taquine aussi un peu l'aquarelle, nous avons croqué chacun un bout de branche fleurie tout en devisant des potins du moment.

Alors voilà celle qui viendra se joindre à d'autres lors de la prochaine petite exposition locale qui se déroulera dimanche prochain à Nijon.

Dimensions : 24 cm x 18 cm. Papier : Moulin du coq, 300 g. Grain fin.

12 avril 2015

Week-end dessin naturaliste

Ce we, il y avait au programme un stage aquarelle / nature à Courcelles-sur-Aujon (sud-ouest de la Haute-Marne) organisé par le Centre d'Initiation à la Nature d'Auberive. Le maître d'oeuvre était Laurent Willeneger, aquarelliste naturaliste suisse, ornithologue de surcroît qui a su faire profiter chacune et chacun de ses conseils judicieux et pertinents.

Une ambiance détendue et sympathique sur une pelouse sèche dans le futur Parc National...



au-dessus d'une légion d'anémones pulsatilles et



d'épines noires ou prunelliers.


9 avril 2015

Gonaincourt. La Bôve

Le mot " Bôve" d'origine inconnue signifiait en ancien français "grotte". Le sens initial n'ayant plus été compris, on l'appelle "la grotte de la Bôve". Le second terme est en quelque sorte devenu le nom de la grotte.

Je connaissais son existence depuis longtemps. Elle n'est pas mentionnée sur la carte au 1/50 000 ème ni sur internet. C'est en consultant un itinéraire de randonnée passant par le village que je l'ai trouvé signalée mais vaguement. Les gens du cru la connaissent. "C'est là dans les bois quelque part au-dessus de l'église mais je ne me rappelle plus où... Oh, ça fait un paquet d'années.... On y allait quand on était jeunes...."

J'ai fini par la trouver. L'intérieur s'ouvre sur un éboulis. Une galerie part sur la gauche dans le noir total. Je n'avais pas de lampe torche... 

Curieusement, aucun panneau, aucune flèche sur le sentier de randonnée pourtant proprement entretenu et marqué. Juste quelques petits signes discrets que le promeneur occasionnel n'interprétera peut-être pas forcément. Un peu comme si, sans le dire, on voulait éviter que trop de monde s'y aventure. Probablement par crainte d'un accident.


6 avril 2015

Gonaincourt. L'église

Si j'avais à tourner un film ou une séquence ayant pour cadre une petite église vieille et moussue, un peu à l'écart au bout du village, avec son minuscule cimetière attenant, je crois que je choisirais celle de Gonaincourt. Elle est dédiée à st. Martin -(celui qui partagea son manteau avec un miséreux à Amiens un soir d'hiver 338)- et présente un clocher du XII ème siècle avec une baie géminée intacte et une abside de cette époque dont le voûtement fut repris en 1628.

Je n'ai pu visiter l'intérieur qui possède des vestiges de peinture murale semblant remonter au Moyen-Age.
"J'ai la clé et j'habite en bas. Si vous me l'aviez demandée en passant, je vous aurais ouvert" m'a dit la dame que je ne connais pas et qui se recueillait sur une tombe...

Il faut savoir s'incliner devant l'évidence.

2 avril 2015

Auberive. La ronde des prisonnières



L'ancienne abbaye cistercienne d'Auberive (Haute-Marne) servit au XIX ème siècle de prison pour femmes.


Louise Michel, appelée aussi "La Vierge Rouge" échappa malgré elle au massacre des Fédérés par les Versaillais après la défaite de la Commune.




Elle passa 20 mois à Auberive avant d'embarquer le 24 août 1873 sur Le Virginie pour 4 mois de voyage vers la Nouvelle Calédonie où elle resta 6 ans.



Un artiste a représenté d'une manière très expressive ce que pouvait être la ronde quotidienne des détenues.



Un autre matérialisa dans du métal leur solitude et leur détresse.

29 mars 2015

Auberive. Expos

La Fédération des chasseurs de la Haute-Marne a organisé samedi 28 et dimanche 29 mars son exposition annuelle des trophées de cerfs et le Marché du Terroir à l'ancienne abbaye cistercienne d'Auberive. Outre ce qui est relatif à la chasse, on y trouvait de nombreux métiers présentant une imposante diversité de produits du terroir. A cette fête étaient également associées les entreprises locales, il y avait aussi des créations diverses (photographies, bibelots, poupées, peintures etc...). Une fois n'est pas coutume, je veux présenter quelques photos pour donner une idée de la diversité bien incomplète des stands de ces deux jours glacés côté température mais chauds du point de vue humain.


Tout d'abord un coutelier de la région de Vitry-lès-Nogent qui en quelques mots vous apprend à distinguer une "lame en tôle de Chine" d'une lame garantie à vie.



Et puis voilà une dame de Langres dont la passion est la confection de poupées et de petits personnages tout droit sortis des contes et de son imaginaire destinés à égayer un endroit de la maison.


Et puis monsieur Maurice Royer, ancien artisan menuisier qui présente quelques bibelots et des livres souvenirs qu'il écrit en automne et en hiver et dont il présente le manuscrit, à l'ancienne, à un imprimeur local qui le lui imprime. L'auteur se charge de vendre lui-même quelques centaines de tirages, histoire d'entrer dans ses frais. Il m'a dit que son dernier bouquin avait été refusé par des libraires car il ne faisait pas le poids face à la puissance du rouleau compresseur d'une certaine Val Herry Tri quelque chose.


Et puis voilà une autre dame de Langres qui fait de jolis cadres dans lesquels elle colle des découpages de dessins d'artistes qu'elle présente sous forme de tableaux.


Et puis pour terminer, mon ami Thierry Chrétien, sculpteur sur bois qui s'est mis à son compte il y a quelques années et qui s'est spécialisé dans la sculpture sur crosses de fusil. C'est un alchimiste du bois. Il transforme un vulgaire bout de bois en un objet précieux.


Du travail d'orfèvre ! Quand il cisèle des arêtes de poisson, son ciseau ne fait plus de copeaux mais de la poussière de copeaux. Et dire que par modestie, il ne veut pas signer. Exaspérant !!


25 mars 2015

Gonaincourt. Lavoir



Si les pierres pouvaient parler ! Si l'on arrivait à restituer les sons cachés dans la mémoire des pierres d'un lavoir !

Le village de Gonaincourt possède un magnifique lavoir qui a été rénové avec art et protégé par des murs et un toit solides. J'ignore s'il est en eau en période estivale.

Des élus ont su s'intéresser à la sauvegarde et à la préservation de ce patrimoine local -(qui mériterait peut-être une meilleure publicité)- et frapper au bon moment aux bonnes portes pour obtenir les subventions nécessaires.

Peut-être n'est-il pas inutile de rappeler qu'en cette période de votation NOUS faisons sortir des urnes des élus et qu'il serait dommage, voire dommageable de se priver de ce droit chèrement acquis.

20 mars 2015

Gonaincourt. Désolation



Jadis, une fontaine imposante avec un ornement en fonte, un grand abreuvoir qui pouvait bien accueillir une dizaine de bêtes à la fois, de l'eau en abondance. Aujourd'hui, la pierre s'effrite, le revêtement cimenté s'en va, une végétation envahissante l'ensevelit doucement.

 La composition qui jouxte juste derrière : une poubelle, une table de jardin et un compostage sortis tous deux et tout droit d'un jardiland local, une haie pour l'intimité.

15 mars 2015

Gonaincourt. Tortueuse administration


Gonaincourt est un petit village qui s'étire entre la Meuse rive droite et la voie ferrée. Il est situé à environ trois kilomètres de Bourmont, commune avec laquelle il est fusionné depuis le 01/03/1973 si bien qu'administrativement il ne contient pas d'habitant. C'est donc un village "désert" tout au plus peuplé d'une cinquantaine d'individus. Cette même administration enverra néanmoins sans sourciller les relevés des différentes taxes de la commune de Bourmont et autres à monsieur Dupneu à Gonaincourt. Lequel Dupneu ne pourra pas se prévaloir du titre de Bourmontais puisqu'il n'habite pas la dite petite cité de caractère. Il ne sera pas pour autant considéré comme Gonaincourtois puisque la population dudit lieu est officiellement équivalente à zéro*. Voilà un cas intéressant de virtualité relevant d'une casuistique qui m'échappe un peu. On voit par là qu'une fusion administrative n'augure pas forcément de liens fusionnels.

* vérifiable sur goût gueule.

12 mars 2015

Gammes de fleurs sèches


Hier, le temps était beau et ensoleillé mais venteux et froid sur le plateau. Pas question de s'installer quelque part pour aquareller un peu ! J'ai fini par ramasser quelques fleurs sèches qui ont vaillamment résisté aux derniers assauts de l'hiver pour les croquer à l'abri dans la voiture. Quelqu'un pourrait-il m'apprendre leur nom ?

8 mars 2015

Harréville. Rive gauche



Avec cette petite aquarelle se termine la présentation de Harréville. Elle représente les dernières maisons du village côté Nord si l'on ne tient pas compte de son extension par des pavillons plus récents. Le pont sur la Meuse est hors cadre à gauche. Les prés au premier plan remplacent les anciennes chènevières dont on tirait  le chanvre qu'on faisait tisser pour la fabrication des draps et des vêtements. Seule une pièce de terre a été retournée pour servir de potager.

Aquarelle hors cadre environ 27 cm x 19 cm. Papier Sennelier, grain torchon, 300g.

2 mars 2015

Harréville. Le vieux hangar


C'est un vieux hangar situé à l'extérieur du village dans lequel le propriétaire a entassé du bois et quelques machines.

Croqué rapidement depuis la voiture, comme un exercice de gammes chez un musicien, je n'avais pas l'intention de le publier sur le blog. Mais le croquis tonal indispensable et préliminaire à l'aquarelle présent sur la même page m'a paru intéressant pour illustrer la manière de procéder. C'est en effet par ce croquis qu'on choisit le cadrage, la répartition des masses et des valeurs, les contrastes, l'emplacement du centre d'intérêt etc...C'est un peu la face cachée, les coulisses de ce qui est montré.

27 février 2015

Harréville. Rive droite


On se plaint parfois du "mille-feuilles" français, des complications et tracasseries administratives actuelles...

Harréville est le seul village du canton de Bourmont à se distribuer sur les deux côtés de la Meuse. Sous l'Ancien Régime et depuis le 3 juin 1301 (Traité de Bruges) il appartenait au Barrois Mouvant. En effet, le comte de Bar devint, à partir de cette date, homme-lige du roi de France et entra dans la mouvance (= dépendance) de celui-ci pour tous ses domaines situés sur la rive gauche de la Meuse. La rivière était devenue frontière officielle entre le royaume de France et le St. Empire romain-germanique. En passant la Meuse, on changeait de pays. Le village dépendait donc de deux juridictions différentes.

J'ose à peine imaginer le casse-tête : problèmes de change avec des monnaies différentes. Taxes lorraines et taxes françaises pour des héritages et possessions sur l'un et l'autre des territoires. Moulin rive droite, four rive gauche, église rive gauche (diocèse de Langres), prieuré rive droite possession de St. Mihiel près de Bar-le-Duc...

Après le siège de la Mothe (1645), la frontière du royaume de France fut poussée bien plus à l'Est et le Barrois devint français.


21 février 2015

Harréville. Signes extérieurs.


La maison abrite, protège, préserve l'intimité de ses occupants. Sa façade possède souvent quelques signes extérieurs qui font sens. Ici, un foyer catholique s'est mis sous la protection de la Vierge à l'enfant. Ailleurs, deux trous indiquent l'emplacement d'un ancien pigeonnier dans un maison assez cossue. Là, une "goulotte" d'écoulement des eaux usées avec au-dessus le trou qui communiquait avec le 'lavier" (l'évier) de la cuisine juste de l'autre côté du mur, derrière la fenêtre.

Alors que je prenais des photos, le propriétaire, qui travaillait à côté m'a fait visiter la maison qui sert maintenant de remise. La cuisine et les autres pièces sont restées en l'état. Un saut dans la seconde moitié du XIXème siècle après avoir franchi la porte d'entrée.

16 février 2015

Harréville. Pierres scellées


Au cours du XIX ème siècle surtout, les bâtisseurs avaient l'excellente habitude de faire graver sur une pierre de taille de la façade, la date à laquelle elle avait été posée et le nom de celui ou de celle qui l'avait scellée, au cours d'une cérémonie comportant essentiellement la dégustation de quelques bonnes bouteilles. Il est regrettable que cette pratique... (Camille Lomon, Poussières d'étoiles. Harréville-les-Chanteurs, p. 48)

A y regarder de plus près, ces pierres ont probablement, pour certaines, été rajoutées après la construction de la maison ou du mur et ajustées dans une niche prévue à cet effet. C'est à un enfant de la maison que revenait l'honneur de poser le ciment de scellement, geste symbolique de pérennité dans la passation du patrimoine. Ces pierres sont un peu la mémoire du bâtiment tant pour sa construction que pour ses premiers occupants dont on peut facilement retrouver la trace en consultant l'Etat Civil aux archives. Parfois un nom a survécu au temps, aux conflits et aux migrations. J'ignore si cette pratique existait ailleurs en France.

11 février 2015

Harréville. Une façade

La "Grand'Rue" est en pente. Une petite maison ancienne décrépie qui doit maintenant servir de remise a gardé tout son cachet. A gauche de la porte d'entrée, la cuisine avec sous la fenêtre le trou d'écoulement des eaux usées du "lavier" (= l'évier)  qui partaient dans le caniveau, lieu de rassemblement des volailles qui se dépêchaient de récupérer les fonds de gamelles à chaque lâcher d'eau. Le trou était habituellement bouché avec un morceau de bois cylindrique qui protégeait du froid et des rongeurs. Au-dessus de la cuisine, une fenêtre avec un barreau, probablement une petite chambre d'amis ou de commis. A droite, la grande porte de grange par laquelle passaient bêtes et charrettes.

En cliquant sur le blog de Harréville : www.harreville.fr, rubrique galerie > photo 4 > la Grand' Rue, une photo prise sans doute durant la première guerre mondiale. On y reconnaît, dans le coin à droite la maison . Elle était habitée, le volet de la cuisine est ouvert.. La maison de maître en face avec les grilles, la façade actuellement rénovée et les boute-roues sur la rue est toujours en l'état et habitée.