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1 novembre 2016

Démo Liffol


Avant de réaliser une aquarelle, j'essaie d'étudier les différentes masses, leur répartition en valeurs de gris au crayon. Pour cela, j'ai un carnet dans lequel je consigne des croquis rapides, des essais de valeurs etc...

Samedi et dimanche dernier il y avait l'exposition annuelle de peintures à Liffol-le-Grand, la commune voisine. Comme je n'avais rien de neuf sous la main pour faire une petite démo, j'ai pris ce carnet pour refaire, en variant un peu, une petite aquarelle déjà faite je ne sais quand. 

Pardon pour les couleurs un peu tristounettes dues à la prise de photo sans flash en lumière artificielle.

28 octobre 2016

Cyclamen

Le Cyclamen europaeum, -appelé aussi "amulette" car selon d'anciennes croyances, la plante constituait une parade efficace contre les maléfices-, marque le début de l'automne comme le colchique. En amour, la fleur de cyclamen représente durée et sincérité des sentiments. Faut dire que le bulbe peut vivre plus de cent ans... Si, si, c'est écrit dans goût gueule !! On ne demande qu'à croire.

J'ai toujours aimé cette fleur gracile aux couleurs délicates. Je la croyais fragile et capricieuse, n'ayant jamais réussi à en conserver. Et puis il a fallu que j'aille en Corse pour la voir s'ébattre en toute liberté sur les bas-côtés, les chemins, à mi-ombre, en plein soleil, sur des supports les plus inattendus comme ici à Quenza, dans les interstices d'un vieux mur... Cette sauvageonne s'installe où il lui plaît, quand il lui plaît et préfère se nicher entre deux cailloux plutôt que de s'installer dans un pot. Sans doute parce que la beauté est sauvage et ne se cultive pas. Elle s'apprivoise parfois mais faut savoir.

17 octobre 2016

Bonifacio


A chaque retour de stage, c'est pareil : il faut faire un tri entre le franchement mauvais, le raté et le presque présentable.

Bonifacio est la plus méridionale des villes corse(s) [alors là je me prends les pieds dans le tapis : faut-il mettre "s" ou non à "corse" ? Grammaticalement oui puisque c'est un nom adjectivé, donc un adjectif, donc il faut faire fonctionner l'accord mais la sémantique n'est pas d'accord car elle entend que le nom reste nom même adjectivé, du coup l'adjectif "corse" n'est pas épithète mais complément du nom (... villes "de la" Corse), une sorte de nom propre au rabais puisqu'il a perdu de sa superbe en perdant sa majuscule. Que murmure-t-on en haut-lieu à ce sujet ???]. Je disais donc que ladite ville est perchée sur son rocher battu et creusé par les flots. Certaines maisons, voire des bouts de quartiers en bordure de falaise sont construits au-dessus du vide. La roche blanche est constituée de calcaire friable...

Un dédale de rues, ruelles et venelles rendent la visite agréable et pleine de surprises comme ces arcs-boutants qui non seulement soudent les maisons entre elles mais permettaient (et permettent toujours ??) d'alimenter la citerne en eau de pluie. Cette dernière d'une capacité de 650 000 litres environ est située sous la loggia devant l'entrée de l'église Ste. Marie-Majeure, une petite place couverte par des arcades à colonnes. Elle était particulièrement utile en temps de siège. (La citerne, pas la place).

A la sortie de la ville haute, sur une petite place, une statue à la mémoire des légionnaires tombés lors de la campagne du sud-oranais (1897 - 1903). Elle a été ramenée de la place de Saïda (Algérie) en 1962 et confiée à la ville de Bonifacio le 23 juin 1963.

18 septembre 2016

Le temps est gris






Le temps est gris, le temps est à la pluie et je hais les dimanches. 

J'ai fouillé dans mes photos de vacances pour trouver un peu de soleil... Et j'ai trouvé ça ! Décidément, le temps est gris, le temps est à la pluie et je hais les dimanches.

Le lieu est loin d'ici... Tout là-bas, à l'autre bout... Et puis ça n'a pas d'importance, de toute façon, le temps est gris...

Et puis quelques notes de musique ont résonné, un vieil air est venu du fond de ma mémoire me remplir la tête. Il parle de mer grise, de griseries, de trousse-chemise, de bêtises, de déraison...

Un rayon de soleil est venu se poser sur ma feuille.

Petite aquarelle hors-cadre 14 cm x 9 cm, papier Centenaire, grain fin, 300 g.

31 août 2016

Expo Circourt (2)


Et voici la seconde aquarelle de l'exposition de Circourt-sur-Mouzon (88) sur la montagne.
Bon, je reconnais que le thème n'est pas très original et plus qu'au rendu assez convenu, j'ai essayé de m'intéresser à la lumière, de donner une impression de fraîcheur.

Aquarelle, 55 cm x 36 cm environ hors-cadre. Papier Centenaire, coton, 300 g, grain lisse.

26 août 2016

L'arbre poète


Ils ont amené des gravats à ses pieds.
Ils ont laissé pousser la mauvaise herbe autour de lui.
Mais l'arbre poète s'en fout. Sa tête est ailleurs... là-bas... tout là-haut dans les nuages... les merveilleux nuages.

Petite aquarelle hors cadre 19 cm x 14 cm environ. Papier Centenaire, coton, grain fin, 300 g.

24 août 2016

Expo Circourt (1)


    J'avais hésité entre un château en Espagne et un petit garni en Ecosse. Finalement, j'ai opté pour le second qui allie l'eau et la montagne, le Yin et le Yang. D'ailleurs les châteaux en Espagne sont passés de mode. Ils ne font plus rêver. Si vous voulez faire une cure de repos, méditer, n'hésitez pas. L'endroit est calme, l'air vivifiant et les gens charmants...

     Bientôt l'exposition annuelle de Circourt-sur-Mouzon (près de Neufchâteau dans les Vosges) les 10 et 11 septembre prochains. Le thème retenu pour cette année est "La Montagne". Alors, j'ai fait deux aquarelles dont voici la première. Je n'en présenterai qu'une car les inscriptions sont bouclées et j'ai intitulé mon tableau "La Montagne". Original non ? Quand la deuxième sera terminée... Je veux dire vraiment terminée, peut-être me direz-vous votre préférence?

    Aquarelle hors cadre, environ 56 cm x 36 cm. Papier Centenaire, coton, grain fin, 300 g.

20 août 2016

Cirse commun

Le cirse commun est une plante bisannuelle qui peut atteindre 1,5 m de hauteur. Il pousse en terrain découvert et comme son nom l'indique, il est très commun. On l'appelle aussi chardon vulgaire, gros chardon, piqueux...

J'aime bien cette plante lorsqu'elle est sèche. Je la trouve jolie et la dessine régulièrement. Mais attention, elle est rebelle et facétieuse : à savoir,  sa tige est hérissée de piquants et avant de la cueillir, il faut les gratter au couteau. Il est en outre fortement déconseillé de la garder chez soi, elle ne supporte pas ! Vous ne me croyez pas ? Alors faites-en un petit bouquet et placez-le bien en évidence chez vous. Quand vous l'aurez un peu oublié, perfidement, sans prévenir, sans crier gare,  au moindre courant d'air,  au plus léger frôlement, au premier éternuement, au plus élémentaire tremblement de son support, elle libérera subitement toutes ses akènes (petites graines plumeuses)  de leur réceptacle qui se feront une joie d'aller se nicher partout dans la maison. Vous pourrez alors vérifier la pertinence des très nombreuses variantes de la loi de Murphy dont je joins ici un lien à toutes fins utiles.  (www.coindeweb.net/murphy.html)

15 août 2016

Le Der (2)



     Je ne me lasserai jamais des scènes en milieu aquatique, générateur de la vie. Ma seconde matinée au lac du Der se fit dans des conditions idéales : beau temps, pas de moustiques, presque pas de monde -(juste une petite fille curieuse qui échappant à la surveillance de sa maman était venue voir ce que je faisais)- une table et un banc destinés aux pique-niques et une vue reposante que j'ai essayé de transposer.

     Aquarelle hors-cadre environ 30 cm x 23 cm. Papier coton grain fin, Moulin du Roy, 300g.

10 août 2016

Le calme du Der


Je suis retourné passer quelques jours au lac du Der -(énorme réservoir artificiel de 4800 hectares destiné à réguler le niveau de la Seine avec le lac de la Forêt d'Orient (2300 hectares)  et deux autres plus petits (lac Amance et lac du Temple)- pour réaliser quelques croquis et aquarelles entre 8 heures et 10 heures  avant l'arrivée des vacanciers. C'est un endroit que j'apprécie beaucoup pour son calme, son mystère et sa lumière changeante. C'est également un paradis pour les amateurs d'oiseaux qui peuvent les admirer à volonté  en toute saison (quand ils veulent bien se montrer) à l'abri dans des observatoires spécialement construits à cet effet. C'est à partir de l'un d'eux que j'ai croqué cette aquarelle. Mais pas un bec à l'horizon... Peut-être un jour de bouderie ?

2 août 2016

Essai


Le temps a été maussade aujourd'hui. J'ai eu envie de dessiner un petit cours d'eau qui serpente entre des arbres.... Alors, à partir d'un petit gribouillis préalable, j'ai fait ça.

Aquarelle hors cadre : 25 cm x 35 cm. Papier "Centenaire" coton, 300 g., grain fin.

26 juillet 2016

Dames du temps jadis

Le petit musée de Brassempouy renferme des pièces trouvées dans la grotte et aux alentours lors des différentes fouilles tels que silex, des os reliefs de repas qui donnent une idée de la faune, des os façonnés en pointeaux, aiguilles... Certains sont même gravés. On y reconnaît nettement des chevaux dont la race aurait perduré dans certaines régions d'Europe.

Dans la salle principale, une autre plus petite, arrondie avec des vitrines derrières lesquelles il y a des reproductions à l'échelle de statuettes féminines trouvées ailleurs en France et en Europe.
La plantureuse première dame vivait en Basse-Autriche* et la seconde vient de la République Tchèque. Il est fort probable que ces représentations évoquent la fécondité. La dernière, que je trouve assez touchante, représente une jeune femme à genoux, les mains sans doute jointes. Il s'agit sûrement d'un accouchement.

* Les bureau-technocrates des musées qui ont envoyé les plaquettes explicatives des figurines ont dû oublier que le sens de lecture en Europe est de gauche à droite et donc "logiquement" le numéro 1 a été attribué à la statuette noire et le numéro 2 à la statuette ocre... D'où les flèches correctives. Comme lot de consolation, j'ai appris que je ne suis pas le seul à faire cette erreur de lecture. Grand merci à la charmante guide qui a eu l'obligeance de me le faire remarquer.

20 juillet 2016

Hommage à une dame

Brassempouy est un petit village du département des Landes à une quinzaine de kilomètres d'Orthez. Il doit sa célébrité à la découverte aux alentours de 1895 d'une petite sculpture en ivoire de mammouth façonnée il y a environ 25 000 ans. Elle représente une petite tête de femme ou de jeune fille. On l'appelle la Dame de Brassempouy ou la Dame à la capuche. Elle mesure 3,65 cm de haut, 1,9 cm de large et 2,2 cm d'épaisseur. C'est l'une des plus anciennes représentations réalistes de visage humain. Un vrai travail d'orfèvre ! Elle est tout simplement belle et a su garder tout son mystère. L'originale est conservée au Musée d'Archéologie National à St. Germain-en-Laye.

On a construit un charmant petit musée qui semble enterré, au-dessus duquel il y a trois grosses reproductions des découvertes les plus pertinentes faites dans une grotte située à proximité du village. En contrebas, on peut se promener dans l'archéo-parc et profiter des activités proposées par un personnel dynamique et compétent aux enfants mais qui intéressent aussi beaucoup les adultes. 

2 juillet 2016

Bulgnéville. Démo


Une journée d'expo peut parfois s'avérer longue.
Que faire lorsqu'un match de foot participe à la raréfaction d'un public déjà clairsemé ?

Une petite démo attire souvent des gens. On discute, on plaisante, on répond aux questions... J'avais apporté  une petite photo avec quelques pommiers en fleurs que j'ai un peu arrangés pour une aquarelle. 
Pour une fois, personne ne m'a fait remarquer que je prenais des libertés avec la représentation originale.
J'ai apprécié.

26 juin 2016

Céramique. Raku.


Comme l'an dernier à la même époque, la commune de Bulgnéville (à côté de Contrexéville -88-) a organisé une exposition de peintures et sculptures les 25 et 26 juin. Comme l'an dernier, madame Ginette Heuraux, une céramiste de la région est venue exposer ses oeuvres. Rencontre riche et intéressante. Comme j'aime bien ce qu'elle fait, j'ai croqué ces deux ravissantes statuettes et lui ai demandé d'écrire un petit mot dans mon carnet.

17 juin 2016

Bricolage décomplexé


J'aime encore bien les formats panoramiques parce qu'ils permettent au regard de vagabonder sans contrainte sur une page sans vrai point focal, juste un horizon lointain. Avec un peu de brouillard, il en perçoit encore moins. Bref, je vous présente ici une aquarelle mal photographiée* sur laquelle il n'y a presque rien à voir. Je la présenterai même à la prochaine expo. Voilà, ce n'est pas parce qu'on a presque rien à dire qu'il faut fermer, qu'il faut se taire ! 

*... mal photographiée : J'avais oublié de prendre une photo de l'aquarelle avant sa mise sous cadre. Après, il a fallu bidouiller pour éviter les reflets. Je vous avais prévenus, aujourd'hui je donne dans le bricolage décomplexé.

Aquarelle encadrée 25 cm x 55 cm. Papier Fabriano 300 g, grain fin.

13 juin 2016

Nyons


Nyons, sous-préfecture du département de la Drôme, cité antique dont l'origine remonte à l'époque celtique. C'est une charmante petite ville chargée d'histoire, réputée pour ses olives, ses lavandes, ses ruelles étroites du haut, sa Tour Randonne... et sans doute aussi pour sa qualité de vie.

Si vous traversez le pont roman qui enjambe (d'un seul bond de 43 mètres) la rivière Eygues et qui était la principale voie d'accès (à péage) au village jusqu'au XIX ème siècle et que vous vous retournez, vous ne pouvez pas manquer cette curieuse construction haut perchée sur un rocher d'où la vue doit être impressionnante et assez vertigineuse.

9 juin 2016

Liyeng Lee




On fait parfois des rencontres qui laissent un drôle de goût.

En contrebas du chemin qui ramène de la résurgence du Vaucluse au village, des rires ... Deux jeunes femmes que j'avais d'abord prises pour des Japonaises s'amusaient à se mouiller les mains dans la rivière et à s'asperger. Le temps d'en croquer une, elles s'étaient relevées. Je suis allé m'asseoir un peu plus loin sur un banc pour aquareller de mémoire mon dessin. 

En relevant le nez, elles étaient à quelques pas, curieuses mais n'osant avancer davantage. Je leur ai fait signe d'approcher pour leur montrer le croquis. Une seconde de stupeur, d'incompréhension et puis gros éclats de rires, photos, sourires... Elles ne s'étaient rendues compte de rien. 
Je lui ai demandé d'écrire son nom en écriture de là-bas et puis d'ici. C'étaient deux Coréennes.

7 juin 2016

Fric

Le dieu Fric, vous connaissez ?

J'ai toujours pensé et je continue que la nature et ce qu'elle nous apporte appartient à tout le monde et que par conséquent tout le monde a le droit d'en profiter à condition bien sûr de la respecter. L'accès à certains sites devraient donc être gratuits. Je conçois fort bien qu'une contribution au maintien, à la maintenance et à la surveillance soit parfois demandée et je m'en acquitte volontiers. Mais pourquoi faut-il payer pour se balader sur le domaine des ocres de Roussillon ? Pour payer un escalier en bois et quelques prospectus que de multiples taxes ont déjà largement remboursé ?

Parmi les nombreux villages pittoresques et de caractère que compte ce beau département du Vaucluse, il en est un qui aspire à faire partie des plus beaux villages de France ou carrément à l'être. C'est celui de Gordes. Seulement voilà : je ne pense pas que la beauté siège seulement dans les vieilles pierres et les ruelles entortillées, les portes et porches d'époque et les pots de géranium en sautoir. Elle réside aussi dans l'âme et la qualité de l'accueil de la cité. Et c'est là que le bât blesse. Figurez-vous qu'une employé communal a voulu interdire à l'autobus de s'arrêter sur une desserte réservée aux livreurs, le temps de faire descendre 36 personnes sous prétexte que 300 mètres plus bas, un parking payant (3 ou 4 euros par voiture) était prévu à cet effet. C'est somptueusement ignorer qu'un bus peut transporter des personnes ayant des problèmes de locomotion ! Je n'en veux pas à l'agent qui a tenté d'appliquer un arrêté municipal. En levant le nez, une exposition de Vasarely  et de Pol Mara m'aurait tenté mais 7 euros, j'ai boycotté. A quelques kilomètres de là, le village "reconstitué" des Bories, quelques maisons en pierres sèches, entrée 6 euros par personne... Il n'est pas difficile d'évaluer le coût d'une demi-journée pour une famille ! Suis pas radin ni pingre mais j'en ai un peu marre de ces communes pompes à fric. Je ne donnerai pas ma voix à Gordes et n'y retournerai plus. 

Quand je pense qu'en Espagne la plupart des expos et musées sont gratuits ! Mais comment font-ils ? A mon avis, on doit encourager l'accès à la culture dans ce pays.

5 juin 2016

Château comtal de Vaison-la-Romaine


Vaison-la-Romaine ainsi appelée à cause de ses importants vestiges gallo-romains est une charmante petite ville construite au bord la rivière Ouvèze. En face, l'ancien château comtal qui fut élevé en un point stratégique de la vallée de l'Ouvèze. Il symbolisa l'autorité de Raymond V, comte de Toulouse face au pouvoir que s'était arrogé l'évêque de la cité. Ce fut d'abord une tour en bois (vers 1180), puis un donjon en pierre vers 1193 - 1195. L'ensemble s'agrandit au fil des siècles suivants. Pour ce faire, on utilisa tout simplement des pierres des villas en ruines de la cité antique. L'intérêt pour le patrimoine n'apparut que bien plus tard, notamment avec et après Viollet-le-Duc.