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31 décembre 2013

Au gui l'an neuf


Végétal amphibie.
Algues flottant au niveau des écharpes de brume,
des traînées de brouillard.
Epaves restant accrochées aux branches des arbres,
à l'étiage des brouillards de décembre.

Francis Ponge

   Je suis toujours un peu peiné quand je vois un arbre isolé rendu pustuleux par des boules de gui qui le parasitent. La dissémination du gui se fait essentiellement par les oiseaux et principalement par les grives friandes des (fausses) baies blanches, translucides qui rejettent les graines enrobées de glu indigeste pour elles. Les graines adhèrent à l'écorce des arbres et une petite racine ou suçoir est alors développée et qui va se nourrir aux dépens de l'arbre hôte.
   Autrefois, on utilisait une touffe de gui comme enseigne de cabaret. Il est considéré comme portant malheur dans l'est des Ardennes, de la Marne et de la Haute-Marne. Ailleurs, il serait plutôt signe de bonheur. On le trouve parfois accroché aux portes d'entrée aux périodes de Noël. Il s'agit là sans doute d'un prolongement de rites païens plongeant ses racines dans les coutumes de l'ancienne Gaule. L'origine de l'expression Au gui l'an neuf reste très controversée. Il s'avère toutefois que les formes dialectales qui ont abouti à cette expression désignent des étrennes mendiées ou des gratifications annuelles. 

Bonne année à toutes et à tous et merci pour vos visites.

28 décembre 2013

Du côté de chez Jeanne


C'est périodique et ça ne prévient pas... Quand ça me prend, me faut aller du côté de chez Jeanne. Je trouve le site calme, reposant, serein. Au-dessus de Domrémy est plantée la Basilique du Bois Chenu ; vous savez le fameux bois à la lisière duquel elle gardait ses moutons et où elle a eu ses visions.
Plus pragmatique, j'essaie parfois de m'imaginer, à partir de quelques points fixes, le paysage qu'elle avait sous les yeux. Au loin, une butte boisée qui forme un plateau incliné appelé Camp romain en souvenir du cantonnement d'une légion romaine il y a deux millénaires. Et puis des pâtures, des bosquets, des haies descendent doucement jusque dans la vallée où la Meuse se prélasse mollement à dessiner une dentelle de méandres. Une ligne d'arbres borde la route qui suit probablement l'ancien chemin reliant Domrémy à Coussey.

19 décembre 2013

La Meuse à Bazoïlles

En arrivant à Bazoïlles, à quelques kilomètres de Neufchâteau (88), la Meuse s'aventure un peu dans des bras qui semblent de facture humaine ancienne avant de retrouver sa plénitude. L'endroit est idéal pour garer la voiture, c'est d'ailleurs un parking aménagé pour les pêcheurs et pique-niqueurs de passage. La rivière semble vous arriver droit dessus et s'en va vers la gauche pour continuer son chemin. Et cerise sur le gâteau, le soleil toujours de face à cette heure de la journée, était caché. Que du bonheur !

14 décembre 2013

Campagne givrée

"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle...." 
Qui n'a pas lu ou étudié ce spleen de Baudelaire ?
 Hier, le ciel était d'un gris épais, lourd et froid, la nature toute givrée. Voici un petit croquis aquarellé d'un endroit que j'affectionne, exécuté dans la voiture et terminé à la maison.

9 décembre 2013

Invitation à la balade


Bientôt Noël.... J'avais dans l'idée de lui offrir une petite aquarelle sur le thème de la balade ou de la randonnée ou de la marche au long cours.
Alors voilà. La verriez-vous au mur de votre coin bureau ou ailleurs ? Elle mesure 15 cm x 12 cm, son cadre est blanc.

4 décembre 2013

Du côté de chez moi (3)

La Meuse fait des méandres, le train essaye d'aller tout droit, alors pour concilier les deux, on a construit des ponts. En voici un qui date de la fin du XIX ème siècle croqué rapidement car il commence à faire froid.

27 novembre 2013

Du côté de chez moi (2)


Le chemin blanc, sur le plateau est bordé à droite par la forêt communale et à gauche par la plaine cultivée qui descend jusqu'au village situé dans la vallée de part et d'autre de la Meuse. Aux trois quart du chemin, à gauche et jusqu'au bout, un petit bois particulier de deux ou trois hectares qui a été mis en coupe affouagère il y a trois ans. Celui-ci n'a pas été coupé parce que c'est un arbre cornier, c'est à dire qu'il délimite la corne ou le coin du bois, zone non cultivable. 
Je l'aime bien comme ça tout tordu qui fait un pied de nez aux autres bien droits laissés pour la croissance et le rapport.

23 novembre 2013

Espiègleries


En feuilletant mon carnet, j'ai retrouvé ce petit croquis fait sur le pouce (en fait sur un poteau de parc) d'un bout de Meuse le 9 novembre dernier, un rayon de soleil m'ayant poussé à sortir. Ma présence avait éveillé la curiosité d'un troupeau de génisses que je n'avais pas vues. Il m'avait bientôt fallu quitter la place car je crois qu'elles m'auraient brouté le pinceau des doigts. Elles sont espiègles et manquent singulièrement de délicatesse. Alors j'ai laissé la page en l'état.

22 novembre 2013

Déménagement


C'était plus possible là-bas ! Alors je suis parti, j'ai déménagé.



Bon, je suis encore dans les cartons et il y a des bricoles à régler. 
Mais il y a de l'eau, de l'électricité et du chauffage.
 Je peux recevoir des visites...




Alors poussez donc la porte ou tirez-la, c'est sûrement ouvert et entrez.
Soyez les bienvenus.